L'image du mois d'avril 2003
Où peut-on voir des huarts ailleurs que sur la monnaie Canadienne ?

 

Sur les lacs du Canada pardi !

Oui mais pas en hiver, car, plongeur hors pair, cet oiseau n'a aucune disposition pour le patinage ni pour la pêche blanche. C'est du reste un très mauvais marcheur car ses pattes sont très à l'arrière de son corps. Bref c'est définitivement un oiseaux d'eau et lorsqu'il le faut, il se rabat tout naturellement sur celle qui ne gèle pas : la mer.

Il peut alors se tenir plus ou moins loin des côtes et même tout bonnement à l'intérieur des rades et des ports. Cette année à St-Pierre, ils étaient quatre dans ce dernier cas et bien plus nombreux tout autour de l'archipel.

Un autre duo

Plus connu ici sous le pseudonyme de "Bacayère" (1), cet oiseau a été baptisé "Plongeon huard" par les rédacteurs de la nomenclature officielle , ce qui lui correspond finalement assez bien. En effet, pourtant d'allure lymphatique lorsqu'il demeure à la surface, souvent la tête partiellement immergée pour scruter les profondeurs, il se révèle une véritable torpille une fois lancé à la poursuite de ses proies. Les occasions de l'apprécier dans cet exercice sont peu nombreuses compte-tenu que les conditions d'observation adéquates sont rarement réunies mais ses réapparitions parfois bien loin de son point d'immersion après quelques dizaines de secondes sont en mesure de nous donner une idée de sa rapidité.

S'il est difficile de le voir évoluer sous l'eau, je n'ai pour ma part jamais vu un plongeon en l'air. C'est que cet oiseau est réputé pour avoir un envol très laborieux, ses ailes n'étant pas proportionnées au reste de son corps. Sur cette photo, les ailes sont déployées seulement pour une sorte d'ébrouement: sans doute une occasion de les dégourdir pendant ces très longues périodes d'inactivité. La position laisse voir par ailleurs une souillure d'hydrocarbure qui ne semble pas, cette fois, avoir eu de conséquences immédiates.

Durant cette froide saison, les plongeons ne nous font pas l'honneur de leur rutilant plumage nuptial, seuls les individus qui s'attardent un peu en juin peuvent nous en donner une idée avant de rejoindre leurs lacs alors dégelés. Là, on imagine bien quelles sera leur nouvelle préoccupation.

 


En avoir plus sur les plongeons : http://www.ffdp.ca/hww2_F.asp?id=53

(1) Les autres noms locaux sur "NatureSpm"

Les précédentes images du mois : Décembre 02 | Janv-fév 2003 | Mars 2003


Le 25 mai 2003